Mon premier week-end de trois jours dans le Vieux-Québec : la version honnête
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Jour 1 : arrivée, premières impressions et un mauvais dîner
J’ai pris le VIA Rail depuis Montréal un jeudi matin. Le train arrive à Québec à la Gare du Palais, qui est elle-même un événement architectural mineur — une gare de style château de 1916, avec un toit en cuivre et des tours en pierre, nichée dans la Basse-Ville. On m’avait dit que la marche de la gare à la plupart des hôtels du Vieux-Québec prenait vingt minutes. C’est techniquement vrai si on marche très vite en montant. En chaleur de septembre avec une valise à roulettes, c’était trente-cinq minutes et je suis arrivé légèrement en sueur.
Je séjournais à l’Hôtel Manoir d’Auteuil, sur l’avenue d’Auteuil, à environ cent mètres d’une des portes de la vieille ville. Je l’avais choisi pour deux raisons : le prix était raisonnable pour septembre (environ 195 $ CA la nuit pour une chambre double) et l’emplacement à l’intérieur des remparts me permettait de tout faire à pied. La chambre était petite — vraiment petite, l’armoire s’ouvrait dans le cadre du lit — mais le bâtiment lui-même est un manoir Art déco des années 1930 et les espaces communs ont ce genre de beauté usée que les nouveaux hôtels ne peuvent pas fabriquer. Le personnel était patient face à mes questions sur où manger, ce qui compte.
Le premier jour, j’ai commis l’erreur du touriste. J’étais fatigué et j’avais faim, j’ai marché sur la rue Saint-Louis jusqu’à trouver un restaurant avec une jolie terrasse et je me suis assis. Le menu était bien. La nourriture était bien. L’addition était de 78 $ CA pour deux plats et un verre de vin, et je n’ai aucun souvenir précis de ce que j’ai mangé. C’est l’erreur classique du circuit touristique du Vieux-Québec : la rue Saint-Louis et les rues qui l’entourent immédiatement sont très orientées touristes, ce qui signifie une nourriture médiocre à des prix élevés servie aux gens trop décalés horairenent pour faire de meilleurs choix. J’étais cette personne le premier jour.
Ce soir-là, j’ai marché sur les remparts au crépuscule, ce qui ne coûte rien et était extraordinaire. Les murs autour du Vieux-Québec sont les seuls remparts de ville fortifiée restants en Amérique du Nord, et on peut en parcourir la majeure partie sur un sentier qui longe le sommet. La lumière à 19 h en septembre teinte la pierre d’un ocre chaud, et la vue au nord vers le Saint-Laurent est véritablement l’une des plus belles vues urbaines que j’aie rencontrées.
Jour 2 : faire mieux
J’ai pris le petit-déjeuner chez Paillard sur la rue Saint-Jean — une boulangerie et café très appréciée des locaux et d’un prix raisonnable, où j’ai mangé un croissant avec une vraie feuilletage et un café au lait qui avait le goût d’un vrai café. C’est ma recommandation constante pour le matin dans le Vieux-Québec : Paillard pour le petit-déjeuner, puis se promener.
La promenade que j’ai faite le matin était le long de la rue du Trésor, puis à travers la place d’Armes, puis en descendant par le funiculaire vers la Basse-Ville et le Petit-Champlain. Le funiculaire est un petit téléphérique qui descend la falaise du cap Diamant — il coûte quelques dollars, et ça vaut entièrement le coup comme expérience en soi, même si on pourrait aussi descendre l’escalier.
Le Petit-Champlain est le plus vieux quartier commercial d’Amérique du Nord et est, franchement, adorable d’une façon qui peut basculer vers le parc à thème si on n’y prend pas garde. La courte rue piétonne est bordée de bâtiments en pierre des XVIIe et XVIIIe siècles reconvertis en boutiques, galeries et cafés. En septembre, les pavés sont encore chauds et les jardinières sont pleines de fleurs de fin de saison. J’ai acheté un petit tableau d’un artiste local — chose que je fais presque jamais — parce que l’œuvre était vraiment bonne et le prix raisonnable.
Pour le déjeuner, j’ai traversé la Basse-Ville jusqu’au Lapin Sauté sur la rue du Petit-Champlain, connu pour ses plats de lapin et sa terrasse avec vue sur la falaise. J’ai pris les brochettes de lapin au glaçage à l’érable. Elles étaient excellentes. Le restaurant est fréquenté en septembre ; j’avais réservé à l’avance sur recommandation, ce qui était sage.
L’après-midi, je l’ai passé au Musée de la Civilisation, qui est gratuit le dimanche mais ouvert le samedi aussi avec un modeste droit d’entrée. La collection permanente couvre les cultures autochtones du Québec de façon approfondie et véritablement touchante — la section sur les Hurons-Wendats en particulier. J’y ai passé deux heures et j’aurais pu en passer plus.
Pour le dîner, j’avais fait mes recherches et j’avais réservé chez Laurie Raphaël sur la rue Dalhousie. C’est un restaurant gastronomique — les menus dégustation commencent à environ 130 $ CA — et ça vaut vraiment ce prix si vous tenez à la cuisine. Le chef Daniel Vézina puise dans le terroir québécois d’une façon qui semble spécifique et réfléchie plutôt que décorative. J’ai eu un menu de neuf services qui comprenait une truite marinée d’une rivière locale, un bouillon de champignons qui avait le goût de l’automne en forme solide, et un dessert à base d’écorce de pin et de baies sauvages. Le sommelier m’a orienté vers un vin de glace québécois avec le dessert. J’étais sceptique. J’avais tort de l’être.
Jour 3 : ce qui n’a pas marché et ce qui a sauvé la journée
Dimanche matin, j’ai essayé de visiter le Château Frontenac comme le ferait un touriste — plus précisément, je me suis renseigné sur le célèbre afternoon tea. Après une courte conversation intérieure sur le prix de 95 $ CA, j’ai décidé de passer. Des amis qui l’avaient fait l’ont décrit comme décevant par rapport au prix : de belles pâtisseries dans une belle salle, mais rien qu’on ne puisse approximer à une fraction du coût dans plusieurs cafés à proximité. Je ne dis pas qu’il ne faut pas entrer au Château Frontenac — c’est une architecture véritablement spectaculaire et les espaces publics dans le hall d’entrée valent une visite — mais le afternoon tea doit sa réputation au bâtiment plutôt qu’à la nourriture.
J’ai plutôt marché jusqu’aux Plaines d’Abraham, un grand parc ouvert à la limite de la vieille ville où une bataille décisive de 1759 entre les forces françaises et britanniques a déterminé le sort de la Nouvelle-France. Le Musée des Plaines d’Abraham se trouve ici, avec une exposition historique bien présentée. J’ai marché pendant une heure dans le parc, qui en septembre a une beauté tranquille — des familles avec des chiens, quelques cyclistes, le fleuve visible en contrebas. C’est gratuit. C’est mieux que le afternoon tea.
Dimanche après-midi, j’ai pris le bus jusqu’aux chutes Montmorency, à quinze minutes de la vieille ville et régulièrement sous-estimées dans les écrits de voyage. Les chutes font 83 mètres de haut — plus hautes que les chutes du Niagara — et en septembre le niveau d’eau est encore important après les pluies d’été. Il y a un téléphérique, un pont suspendu et des sentiers des deux côtés. J’y suis resté deux heures et me suis fait bien asperger par les embruns. Bien.
Mon dernier dîner était au Bistro Boréal Chez Boulay sur la rue Saint-Jean — un restaurant qui se concentre sur les ingrédients nordiques et boréaux du Québec : pousses d’épinette, herbes sauvages, poissons locaux, gibier. Le caribou n’était pas au menu ce soir-là (saisonnier), mais le confit de canard avec sauce aux chicoutais l’était, et c’était remarquable. C’est l’un des meilleurs repas que j’aie eus dans le Vieux-Québec, et il est suffisamment loin du principal couloir touristique pour se sentir comme un endroit local, ce qu’il est en grande partie.
Ce que je changerais
En repensant à ces trois jours, je changerais deux choses. Premièrement : je ne dînerais pas rue Saint-Louis ni dans les rues immédiatement adjacentes le premier soir. Marchons cinq minutes de plus, lisons un menu correctement, choisissons un endroit qui a des locaux. Deuxièmement : je resterais légèrement plus longtemps que trois nuits, parce que trois jours dans le Vieux-Québec seul est parfaitement gérable, mais ça ne laisse aucune place pour une demi-journée à Saint-Roch (le quartier plus jeune et moins touristique au nord) ni pour une matinée sur l’île d’Orléans, que j’ai faites lors de visites ultérieures et trouvées excellentes.
Pour une première visite, trois jours suffisent pour voir l’essentiel du Vieux-Québec sans se sentir pressé. On voudra plus. C’est le but.
Pour la version complète de ce que je ferais en trois jours, l’itinéraire de 3 jours à Québec couvre la planification plus en détail. La page destination du Vieux-Québec fournit plus de contexte sur l’histoire et les sites spécifiques. Et pour les visites guidées à pied de la vieille ville, la Grande Visite Guidée est l’une des mieux organisées — ça vaut la peine de la faire dès l’arrivée pour s’orienter :
Old Quebec City: Grand Walking TourGYG ↗