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Montréal, Québec

Montréal

Planifiez votre séjour à Montréal : Vieux-Port, gastronomie, festivals, quartiers, excursions. Conseils vérifiés, prix honnêtes.

The Original Old Montréal Walking Tour

Duration: 2 hours

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Quick facts

Population
~4,2 millions (métro)
Fondée
1642 (Ville-Marie)
Langue
Français (officiel) + anglais largement parlé
Aéroport
YUL Montréal-Trudeau, à 22 km du centre-ville
Grands festivals
Festival de Jazz (juillet), Juste pour rire (juillet), Osheaga (août)

Pourquoi Montréal fonctionne selon ses propres règles

Montréal est la ville qui ne correspond pas au modèle canadien. Elle est bilingue d’une façon véritablement vécue, et non purement administrative : une conversation ici commence souvent dans une langue et se termine dans l’autre sans que les interlocuteurs marquent la transition. La scène gastronomique est sérieuse, avec une densité de restaurants indépendants que les villes plus petites lui envient et qui a survécu à deux ans de perturbations pandémiques. Le calendrier des festivals est incessant : le Festival de Jazz début juillet, Juste pour rire, Osheaga et le Festival des Films du Monde s’enchaînent tout l’été.

La ville est installée sur une île dans le fleuve Saint-Laurent, et contrairement à la plupart des villes nord-américaines, sa topographie est lisible de presque partout : le Mont-Royal (la montagne qui donne son nom à la ville) s’élève à 233 mètres au-dessus du plateau et est visible depuis la plupart des quartiers centraux. Le réseau de rues s’étire à partir de la montagne et du fleuve, avec le parc au sommet servant de centre de gravité vert à la ville.

Trois jours permettent de cerner l’essentiel : le Vieux-Montréal, le Plateau, Mile End et le Mont-Royal, avec une sortie au marché Jean-Talon ou au canal Lachine. Quatre jours permettent d’ajouter Westmount, le Quartier latin, et une excursion à Mont-Tremblant vers le nord ou vers les Cantons-de-l’Est à l’est.

OùÎle sur le fleuve Saint-Laurent, sud du Québec
CoûtRepas milieu de gamme 40–80 CAD ; hôtel 180–320 CAD/nuit
Temps nécessaire3 à 4 jours
Pour s’y rendreAéroport YUL Montréal-Trudeau, à 22 km du centre-ville
Meilleure périodeJuin–septembre pour les festivals ; fin janvier pour les événements liés au Carnaval ; mars pour les cabanes à sucre

S’orienter à Montréal

Les quartiers de Montréal s’organisent d’une façon logique une fois la géographie comprise :

Le Vieux-Montréal : L’établissement d’origine, à l’extrémité sud de l’île le long du fleuve Saint-Laurent. Rues pavées, immeubles de pierre des XVIIIe et XIXe siècles, basilique Notre-Dame, le Vieux-Port. Le plus touristique, mais aussi le plus chargé d’histoire.

Le centre-ville : Le cœur financier et commercial, qui s’étend vers le nord depuis le Vieux-Montréal le long de la rue Sainte-Catherine. L’Université McGill, le Musée des Beaux-Arts, le Golden Square Mile (l’ancien quartier huppé historique) et le réseau piétonnier de la ville souterraine (RESO).

Le Plateau-Mont-Royal : Le quartier qui définit l’identité culturelle de Montréal : longs escaliers extérieurs colorés (les « balcons » qui font le caractère visuel du Plateau), le boulevard Saint-Laurent (la Main), et la plus grande concentration de restaurants et bars indépendants de la ville. Voir le guide du Plateau-Mont-Royal.

Mile End : La continuation nord du Plateau, avec un caractère nettement différent : davantage d’ateliers d’artistes, davantage d’histoire de la charcuterie juive (Fairmount Bagel, Wilensky’s Light Lunch), et les rues autour de l’avenue Bernard, devenues la zone alimentaire artisanale la plus concentrée de Montréal.

Outremont : Tranquille, aisé, francophone, adjacent au Mont-Royal. Moins fréquenté par les touristes, mais valant le détour pour l’architecture et les cafés.

Rosemont–Petite-Patrie : À l’est du Plateau, moins orienté tourisme, avec le marché Jean-Talon en son cœur. Le meilleur quartier pour comprendre la vraie culture alimentaire montréalaise.

Hochelaga-Maisonneuve : Dans l’est, histoire ouvrière, architecture industrielle qui accueille désormais artistes et restaurants. Le Stade olympique et le Biodôme s’y trouvent.

Que voir et faire

Le Vieux-Montréal à pied

Le Vieux-Montréal est le fondement de toute visite de Montréal. Les rues pavées (un tracé authentique du XVIIe siècle, même si le pavage date surtout du XIXe) et l’échelle des bâtiments de pierre (sièges de banques, entrepôts, résidences de marchands) donnent au quartier un poids particulier que le centre-ville n’a pas.

La visite guidée à pied originale du Vieux-Montréal offre en deux heures les bases historiques : la fondation de Ville-Marie en 1642, l’époque de la traite des fourrures, le développement du quartier bancaire et la relation entre les classes marchandes française et anglaise. Bien plus utile que d’essayer de lire le quartier sans repères.

La basilique Notre-Dame (entrée gratuite pour voir l’extérieur, 6 CAD pour l’intérieur) vaut son prix d’admission. L’intérieur est extraordinaire : néo-gothique bleu et or, avec des boiseries sculptées à la main et une acoustique qui donne à l’espace l’impression d’être plus grand qu’il ne l’est. Le spectacle son et lumière AURA en soirée (billet séparé, 20–35 CAD) est techniquement impressionnant, mais pas nécessaire pour comprendre l’église.

Le Vieux-Port s’étend le long du fleuve Saint-Laurent, en contrebas du Vieux-Montréal. La promenade de 2,5 km compte le Centre des sciences (bien pour les familles), la Tour de l’horloge (vues panoramiques) et plusieurs exploitants de croisières.

Circuit gastronomique

La culture culinaire de Montréal est sans doute la plus distinctive du Canada, et un circuit gastronomique guidé est le moyen le plus efficace d’en comprendre les couches : la tradition de la charcuterie juive, l’influence italienne dans la Petite Italie et sur la Main, les classiques québécois (smoked meat, poutine, tourtière) et la nouvelle vague de bars à vin nature et de restaurants inspirés des marchés.

Le circuit gastronomique du meilleur de Montréal propose un format de trois heures avec 5 à 6 arrêts, centré sur les aspects les plus distinctifs de la culture alimentaire locale. À 60 CAD dégustations comprises, il offre une vraie valeur pour l’introduction gastronomique qu’il procure.

Pour l’expérience culinaire propre au Plateau, la visite de Mile End couvre les boulangeries de bagels et la culture des charcuteries dont le circuit gastronomique fait son point de départ. Voir le guide du Plateau-Mont-Royal.

Jet-boat sur les rapides de Lachine

Les rapides de Lachine, à la pointe sud-ouest de l’île où le Saint-Laurent se resserre, sont une série de rapides de classe III–IV qui façonnent l’expérience de la navigation montréalaise depuis le XVIIe siècle. La sortie en jet-boat y est l’expérience la plus physique à l’intérieur des limites de la ville.

Le jet-boat sur les rapides de Lachine est bruyant, mouillé et vraiment excitant. La sortie de 45 à 60 minutes emmène un jet-boat spécialisé à fond plat à travers les rapides : vous serez mouillé quelles que soient les conditions, un équipement imperméable ou le poncho fourni est donc essentiel. À 70 CAD, il est tarifé comme une expérience plutôt que comme une visite touristique.

Déconseillé aux jeunes enfants et aux personnes très sensibles au mal des transports.

Survol en hélicoptère

Le survol de Montréal en hélicoptère de 20 ou 30 minutes offre le point de vue qu’aucune expérience au sol ne peut reproduire : la géographie de l’île, les rapides de Lachine, le Saint-Laurent et la montagne en relation avec la grille du centre-ville. L’option de 20 minutes, à environ 200 CAD, est la durée minimale utile ; la version de 30 minutes ajoute les ponts et la Rive-Sud.

Vaut la peine si la perspective aérienne aide votre compréhension spatiale d’une ville, ou comme petit extra pour une occasion spéciale.

Mont-Royal

Le parc du Mont-Royal est le poumon vert de la ville : 190 hectares de montagne boisée dessinés par Frederick Law Olmsted (le concepteur de Central Park). Le belvédère Kondiaronk, au sommet, offre la meilleure vue sur les gratte-ciel de Montréal ; le chalet voisin abrite un café et des toilettes. La marche depuis le Plateau par le sentier de la rue Peel prend environ 30 minutes depuis le centre-ville.

La visite guidée du Mont-Royal couvre l’histoire et le paysage du parc avec un guide en 2 à 3 heures. Les principes de conception d’Olmsted, le lac aux Castors, les trois cimetières (protestant, catholique et juif) qui entourent les pentes inférieures de la montagne et le rôle de la montagne dans l’identité urbaine de Montréal en sont les thèmes.

En hiver, la montagne se prête au ski de fond et à la luge. En été, le rassemblement de tam-tams du dimanche au monument à George-Étienne Cartier est l’un des événements publics les plus authentiquement montréalais : gratuit, spontané, et suivi chaque semaine par 5 000 à 15 000 personnes.

Plateau-Mont-Royal et Mile End

Le Plateau et Mile End sont traités en détail dans leur propre guide (voir Plateau-Mont-Royal et Mile End), mais voici l’essentiel pour une vue d’ensemble de Montréal : la Main (boulevard Saint-Laurent), de Sherbrooke à Bernard, est la meilleure rue pour comprendre les couches culturelles de la ville. Les escaliers extérieurs distinctifs du quartier remontent à une particularité du code du bâtiment des années 1890, qui poussait les escaliers à l’extérieur pour maximiser l’espace intérieur.

Marché Jean-Talon

Le marché Jean-Talon, dans le quartier Rosemont–Petite-Patrie, est le meilleur marché alimentaire du Canada. Ouvert toute l’année, il compte plus de 100 marchands qui vendent des produits québécois, des fromages artisanaux, des viandes locales, des produits de l’érable et des spécialités importées. L’été et l’automne offrent toute la gamme saisonnière ; l’hiver se limite aux producteurs qui travaillent à l’année.

Allez-y un matin de semaine pour l’expérience la moins fréquentée et la plus centrée sur les producteurs. Le samedi de 10 h à midi est la période la plus achalandée.

À éviter

La Grande Roue (grande roue du Vieux-Port) : 27 CAD pour une vue inférieure à celle du belvédère Kondiaronk, gratuit, au Mont-Royal. À éviter, sauf si vous tenez particulièrement à faire un tour de grande roue.

La ville souterraine (RESO) : C’est un centre commercial. Pas une expérience touristique unique, simplement une façon de passer d’un immeuble à l’autre en hiver sans sortir. Utile par -20 °C en février ; pas une destination.

La Ronde (Six Flags) : Le parc d’attractions de l’île Sainte-Hélène est régulièrement critiqué pour ses prix élevés, ses longues files d’attente et ses problèmes d’entretien. À 60–90 CAD l’entrée, le rapport qualité-prix est médiocre par rapport aux activités de plein air. Si vous voulez de l’adrénaline près de Montréal, le jet-boat sur les rapides de Lachine ou une excursion à Mont-Tremblant sont de meilleurs choix.

Le Biodôme : Le Biodôme a rouvert après des rénovations en 2020, mais les avis restent mitigés : l’expérience est moins impressionnante que ne le suggère le marketing. À 24 CAD, la combinaison Jardin botanique + Insectarium (même complexe Espace pour la vie, un seul billet couvre les deux) offre un meilleur rapport qualité-prix et est plus impressionnante.

Quartiers méconnus : Griffintown et Verdun

Au-delà du circuit classique Vieux-Montréal / Plateau / Mile End, deux quartiers récompensent les visiteurs disposant d’un après-midi libre et sans agenda fixe.

Griffintown, immédiatement au sud-ouest du centre-ville, était le quartier ouvrier irlandais de Montréal tout au long du XIXe et du début du XXe siècle, et est resté semi-délabré pendant des décennies avant qu’une vague de développement en copropriétés ne le transforme en l’un des quartiers évoluant le plus rapidement de la ville. Le résultat est un mélange curieux mais intéressant : des bâtiments industriels convertis, de nouvelles tours résidentielles, une poignée de restaurants vraiment bons (Le Richmond, le Burgundy Lion pour un authentique pub britannique) et un accès à pied au chemin de halage du canal Lachine. Ce n’est pas conventionnellement pittoresque, mais cela capture un aspect de la mutation urbaine de Montréal que les quartiers patrimoniaux ne montrent pas.

Verdun, plus au sud-ouest le long du fleuve, est un quartier ouvrier devenu familial, doté d’une promenade riveraine vraiment agréable (le secteur de la plage de Verdun, l’un des seuls lieux de baignade fluviale urbaine officiellement autorisés à Montréal en été), d’une rue principale agréable à parcourir à pied (Wellington) et d’une densité touristique nettement plus faible que partout ailleurs dans les arrondissements centraux. On y accède en métro (stations Verdun ou De l’Église, ligne verte) en environ 20 minutes depuis le centre-ville, et cela vaut la visite pour les voyageurs qui veulent voir comment les Montréalais vivent vraiment plutôt que seulement les quartiers cartes postales.

Où manger

La scène gastronomique de Montréal est l’une des plus dynamiques d’Amérique du Nord, et les recommandations ci-dessous privilégient des adresses qui représentent un vrai rapport qualité-prix et la distinction québécoise plutôt que la seule reconnaissance critique.

Petit budget (moins de 25 CAD) : Fairmount Bagel (24 h sur 24, files d’attente le week-end) est le choix honnête pour le bagel : cuit au feu de bois, petit, dense, couvert de sésame. La Banquise (Plateau) pour la poutine, ouverte 24 heures, propose plus de 30 variations à 15–22 CAD. Schwartz’s Smoked Meat (rue Saint-Laurent) pour le smoked meat montréalais à 15–20 CAD : l’original, toujours une file d’attente, toujours une bonne idée.

Gamme intermédiaire (40–80 CAD par personne) : Joe Beef (Petite-Bourgogne) est le restaurant le plus célèbre de Montréal et reste excellent : du nez à la queue, franco-québécois, cave à vin complète. Réservez deux mois à l’avance pour le souper ; le service du dîner est plus facile d’accès. Liverpool House (porte voisine, même groupe) est souvent plus facile à réserver et tout aussi bon. L’Express (Plateau) est la brasserie de style parisien que Montréal réussit mieux que Paris : steak frites, soupe à l’oignon, bon vin maison. Ouvert en 1980 et toujours pertinent.

Grande occasion (100+ CAD par personne) : Toqué ! (Vieux-Montréal) est le fer de lance de la haute gastronomie montréalaise depuis 1993 et reste l’expérience gastronomique la plus constante de la ville : ingrédients québécois de saison, programme de vins sérieux, excellence fiable. Maison Boulud (Ritz-Carlton) est l’option la plus soignée pour le profil de la gastronomie internationale.

Où dormir

Petit budget (80–150 CAD/nuit) : Auberge HI Montréal (Aylmer, près du Plateau) est l’auberge de jeunesse la mieux située de la ville. Auberge Bonsecours (Vieux-Montréal) pour des chambres privées économiques bien situées.

Gamme intermédiaire (180–320 CAD/nuit) : Hotel William Gray (Vieux-Montréal) occupe deux bâtiments historiques et propose des chambres de caractère : accès au Vieux-Montréal, bar sur le toit, prix raisonnable pour la qualité. Hôtel 10 (centre-ville) offre un bon rapport qualité-prix pour son niveau de design, dans un emplacement central.

Luxe (400+ CAD/nuit) : Le Fairmont Le Reine Elizabeth (centre-ville) est le choix historique : John et Yoko y ont enregistré « Give Peace a Chance » en 1969. Les chambres sont bien entretenues et l’emplacement est inégalé. Hôtel Le Crystal (centre-ville) pour une option plus récente et plus axée sur le design.

Choisir où loger : comparaison des quartiers

QuartierCaractèreIdéal pourFacilité de déplacement à pied
Vieux-MontréalHistorique, pavés, dense en touristesPremiers visiteurs, romantisme, photographieExcellente, compact
Plateau/Mile EndBars, restaurants, culture localeSéjours axés sur la gastronomie et la vie nocturneExcellente
Centre-villeCœur des affaires, magasinage, muséesPraticité, voyage d’affaires, plaque tournante du transportTrès bonne
GriffintownNouveau développement, en bord de canal, plus tranquilleSéjours abordables avec accès au canalBonne, moins central

Le Vieux-Montréal l’emporte pour les premiers visiteurs qui veulent tout parcourir à pied et se réveiller au cœur de l’histoire ; le Plateau l’emporte pour quiconque privilégie la scène gastronomique et les bars plutôt que la commodité des visites touristiques ; le centre-ville est le choix pratique par défaut si vous combinez un séjour montréalais avec des affaires ou avez besoin d’un accès direct au métro pour tout ; Griffintown convient aux voyageurs à budget plus serré, prêts à une marche de 15 à 20 minutes ou à un court trajet de métro jusqu’aux principaux sites.

Quand visiter

Juin–début juillet : La saison des festivals commence. Le Festival de Jazz, dans les derniers jours de juin et la première semaine de juillet, en est le point d’ancrage : scènes extérieures dans tout le Quartier des spectacles avec des concerts gratuits chaque soir et des spectacles payants en salle. Temps chaud (20–28 °C). Réservez l’hébergement 3 à 4 semaines à l’avance.

Juillet : Plein été. Festival d’humour Juste pour rire. Osheaga (festival de musique en plein air, parc Jean-Drapeau) fin juillet. Chaud (25–32 °C), humide. Toutes les terrasses de la ville sont occupées dès midi.

Août–septembre : Régulièrement la meilleure météo. L’intensité des festivals diminue après Osheaga. Le feuillage dans les Cantons-de-l’Est et les Laurentides commence fin septembre.

Octobre : Le feuillage est à son apogée. Plus frais (8–18 °C), plus calme, bons prix. Événements d’Halloween partout en ville.

Décembre–mars : Plein hiver. -15 à -25 °C est normal en janvier–février. Montréal compense avec l’accès à la ville souterraine (utile pour les déplacements, pas pour le tourisme), le festival de musique électronique Igloofest (en plein air, janvier) et le hockey (Centre Bell). La ville ne s’arrête pas pour le froid.

Mars–avril : Saison des cabanes à sucre. Les excursions vers les cabanes à sucre des environs sont la meilleure activité du début du printemps, quand la sève d’érable coule. Voir le guide des cabanes à sucre.

Magasinage

La rue Sainte-Catherine au centre-ville est l’artère commerciale principale : magasins phares, grands magasins (Simons, Holt Renfrew) et entrées du réseau commercial de la ville souterraine. Le boulevard Saint-Laurent à travers le Plateau et Mile End regroupe les meilleures boutiques indépendantes, friperies et marques de designers québécois de la ville, avec un caractère qui change sensiblement d’un pâté de maisons à l’autre en remontant de Sherbrooke jusqu’à Bernard. Le marché Jean-Talon est la destination pour le magasinage alimentaire plutôt que la mode : des vendeurs de produits frais, de fromages et de produits de l’érable plutôt que de vêtements ou de souvenirs.

Pour des souvenirs authentiquement québécois au-delà du sirop d’érable classique : cherchez la céramique et le textile locaux dans les boutiques de Mile End plutôt que les articles produits en masse des boutiques touristiques du Vieux-Montréal, qui vendent les mêmes babioles importées que l’on trouve dans la plupart des quartiers touristiques nord-américains.

Conseils pratiques

Se déplacer : Le métro (STM) couvre efficacement le centre de l’île. Le système de vélos libre-service BIXI est excellent de mai à novembre. La marche est praticable pour la plupart du circuit des visiteurs. Une voiture n’est pas utile en ville ; elle est nécessaire pour les excursions.

Langue : Le français d’abord, toujours. « Bonjour » en entrant dans n’importe quel établissement est le minimum de politesse. L’anglais est compris partout dans les contextes touristiques, mais parler français, même mal, sera apprécié.

Aéroport : YUL est relié au centre-ville par l’autobus express 747 (10 CAD, 45–60 minutes) et par taxi (45–55 CAD, 25 minutes sans circulation). Le train léger Réseau express métropolitain (REM) a ouvert une station à YUL en 2023 et rejoint le centre-ville via Brossard en environ 25 minutes (5 CAD).

Taxes : 15 % au total (TPS + TVQ) sur la plupart des achats, non incluses dans les prix affichés.

Pourboire : 15–18 % au restaurant est la norme ; 15 % en taxi. Service au bar : 1–2 CAD par consommation.

Excursions depuis Montréal

Mont-Tremblant (130 km, 1 h 30) : La principale station de ski des Laurentides en hiver ; activités de plein air toute l’année. Voir le guide de Mont-Tremblant.

Québec (250 km, 3 heures en voiture ou en train Via Rail) : Le prolongement avec nuitée le plus populaire. Voir le guide de Québec et le guide de transport Montréal–Québec.

Cantons-de-l’Est (100 km, 1 h 30) : Pays viticole, collines ondulantes, ponts couverts. Voir le guide des Cantons-de-l’Est.

Ottawa/Gatineau (200 km, 2 heures) : La capitale nationale, pour ses musées et ses galeries. Voir le guide de Gatineau.

Intégrer Montréal dans un itinéraire plus long

Montréal est presque toujours le point d’entrée et de sortie des voyages dans la province de Québec, puisqu’elle abrite le principal aéroport international (YUL). Les enchaînements les plus naturels :

5 jours Montréal + Québec : 2 nuits à Montréal, 3 nuits à Québec. Via Rail pour le trajet entre les deux villes. Voir l’itinéraire de 5 jours au Québec.

7 jours Montréal + Tremblant + Québec : Ajoute Mont-Tremblant au circuit classique. Voir la boucle classique de 7 jours au Québec.

10 jours, grand tour : Montréal → Québec → Charlevoix → Tadoussac → fjord du Saguenay. Voir le grand tour de 10 jours au Québec.

Foire aux questions sur Montréal

Combien de jours faut-il à Montréal ?

Trois jours couvrent le circuit essentiel : le Vieux-Montréal, le Plateau, Mile End et le Mont-Royal, avec le temps d’un vrai repas dans un restaurant représentatif de la culture gastronomique de la ville. Quatre jours permettent d’ajouter le marché Jean-Talon à Rosemont, une excursion à Mont-Tremblant, ou une exploration plus poussée du Musée des Beaux-Arts et des galeries de Mile End.

Montréal est-elle sûre pour les touristes ?

Oui. Montréal est l’une des grandes villes les plus sûres d’Amérique du Nord selon les mesures statistiques. Les secteurs visités par les touristes (Vieux-Montréal, Plateau, centre-ville) ont de faibles taux de crimes violents. La vigilance urbaine habituelle s’applique : gardez votre téléphone dans vos poches dans le métro, ne laissez pas de sacs sans surveillance à table au restaurant. Le secteur à l’est du Village gai et certaines parties d’Hochelaga ont des taux de crimes contre les biens plus élevés, mais les touristes s’y rendent rarement.

Faut-il parler français à Montréal ?

Non, mais il faut essayer. L’anglais est largement compris dans tous les contextes touristiques. L’attente sociale est de tenter le français d’abord (« bonjour » est le minimum) avant de passer à l’anglais. Dans les secteurs très francophones comme le Plateau, dans les cafés de quartier, le français est la langue de fonctionnement principale : le personnel passera à l’anglais sans problème, mais faire l’effort d’abord est à la fois poli et pratiquement utile.

Quels plats faut-il absolument goûter à Montréal ?

La liste canonique montréalaise : le smoked meat (Schwartz’s ou Main Deli), les bagels montréalais (Fairmount ou St-Viateur : le débat est réel et vaut la peine), la poutine (La Banquise pour la variété, Au Pied de Cochon pour la poutine de luxe), la tourtière (pâté à la viande, meilleure dans un restaurant traditionnel) et un repas à la cabane à sucre au printemps. Le guide gastronomique de Montréal en donne le tableau complet.

Quels sont les pièges à touristes à éviter à Montréal ?

Trois cas évidents : la Grande Roue (27 CAD pour une vue moins bonne que celle du belvédère gratuit du Mont-Royal), La Ronde (parc Six Flags trop cher) et la ville souterraine comme destination touristique (c’est un centre commercial pratique). Voir le guide des pièges à touristes de Montréal.

Comment aller de l’aéroport au centre-ville de Montréal ?

Trois options : l’autobus express 747 (10 CAD, 45–60 minutes jusqu’au centre-ville), le taxi ou le covoiturage (45–55 CAD, 25 minutes sans circulation), ou le train léger REM (5 CAD jusqu’au terminus de Brossard, avec correspondance en métro ; environ 45 minutes au total). Le REM est le plus fiable pour le temps de trajet ; le 747 est le moins cher. Voir le guide de l’aéroport de Montréal.

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