Île-aux-Coudres
Île-aux-Coudres : île de 22 km dans le Saint-Laurent avec moulins, fermes, vélo et cidre. L'escapade insulaire la plus détendue et accessible de Charlevoix.
Mis a jour le:
Quick facts
- Distance de Baie-Saint-Paul
- ~30 km (20 min en voiture + traversier gratuit de 15 min depuis Saint-Joseph-de-la-Rive)
- Circuit de l'île
- ~22 km par route ; plat à légèrement vallonné
- Traversier
- Gratuit, ministère des Transports, Saint-Joseph-de-la-Rive, toute l'année
- Connu pour
- Moulins, cidre, goélettes, débarquement de Jacques Cartier (1535)
Une île du Saint-Laurent avec 500 ans d’histoire
L’Île-aux-Coudres est une île d’environ 500 habitants dans le Saint-Laurent, à 30 km au nord-est de Baie-Saint-Paul, accessible par une traversée gratuite de 15 minutes en traversier depuis Saint-Joseph-de-la-Rive. Jacques Cartier l’a nommée en 1535 lors de son deuxième voyage — il y a trouvé des coudriers (noisetiers), d’où le nom. Le circuit routier de 22 km emmène les cyclistes à travers un paysage cultivé en continu depuis le XVIIe siècle : fermes en lanières perpendiculaires au fleuve suivant le régime seigneurial français, avec des moulins à vent et des moulins à eau préservés aux Moulins de l’Île-aux-Coudres, des vergers et des vues sur le Saint-Laurent vers le plateau laurentien des deux rives.
L’île est tranquille par conception et par circonstance. Il n’y a pas d’hôtels de chaîne, pas de restauration rapide et pas de développement commercial significatif. Cela en fait un contraste attrayant avec les parties plus animées de Charlevoix, mais signifie aussi que vous devez prévoir d’être autonome : apportez un pique-nique, réservez votre restaurant à l’avance et vérifiez les horaires du traversier.
Faire le tour de l’île à vélo
Le circuit routier de 22 km est l’activité principale pour la plupart des visiteurs, et il est véritablement agréable. Le terrain est plat à légèrement vallonné — praticable pour le cyclisme familial — et la route reste près du rivage pendant la majeure partie de sa longueur avec des vues sur le fleuve. Quelques routes intérieures relient le circuit et apportent de la variété. La location de vélos est disponible sur l’île (apportez des espèces ; certains loueurs sont en espèces uniquement). Le circuit complet prend 1,5 à 3 heures selon le rythme et les arrêts.
Le meilleur moment pour le vélo est l’été (juin-septembre) et pendant la saison de récolte des pommes (fin septembre à mi-octobre), lorsque les vergers sont actifs et que les producteurs de cidre ouvrent leurs portes.
Les Moulins de l’Île-aux-Coudres
Le complexe de moulins sur la rive nord de l’île préserve deux moulins historiques en état de marche — un moulin à vent (années 1820) et un moulin à eau — qui ont servi à moudre les céréales jusqu’au milieu du XXe siècle. Le musée et la visite guidée expliquent la technologie et l’histoire agricole de l’île. C’est l’un des sites de moulins en fonctionnement les plus complets au Québec et vaut une heure.
Cidre et vergers
L’île produit de bons cidres de pomme — la combinaison d’humidité fluviale, d’hivers froids et de longues journées d’été convient à la culture des pommes, et plusieurs producteurs ont développé des opérations cidricoles qui ne feraient pas honte à des producteurs normands ou bretons. La Cidrerie Verger Pedneault, en activité depuis 1918, est la plus ancienne et la plus établie ; leurs cidres de glace produits à partir de jus concentré par congélation sont distinctifs et excellents, et la boutique de la ferme est ouverte aux visiteurs en saison.
Logistique du traversier
Le traversier depuis Saint-Joseph-de-la-Rive jusqu’à l’île fonctionne toute l’année, environ toutes les 30 à 45 minutes en été, moins fréquemment en hiver. La traversée dure 15 minutes et est gratuite pour les piétons, les cyclistes et les voitures. Confirmez les horaires actuels au terminal du traversier ou via Transport Québec avant le départ ; la dernière traversée du soir n’est pas tardive.
Le patrimoine des goélettes du Saint-Laurent
L’Île-aux-Coudres était l’une des principales bases du commerce des goélettes du Saint-Laurent aux XIXe et début du XXe siècles. Les hommes de l’île équipaient les goélettes — des goélettes cargo à fond plat — qui transportaient bois, pierre, foin et passagers sur et en bas du fleuve avant que l’infrastructure routière et ferroviaire ne rende le commerce obsolète. Le film documentaire Pour la suite du monde (Pierre Perrault, 1963) a été tourné sur l’île et dépeint la renaissance d’une tradition de chasse au béluga ; il est considéré comme l’une des œuvres fondatrices du cinéma documentaire québécois et donne un aperçu de l’identité culturelle de l’île.
Observation des baleines depuis l’île
Les battures à la pointe est de l’Île-aux-Coudres, là où le courant s’accélère autour de la pointe, sont un site d’alimentation secondaire pour les bélugas. Les bélugas qui habitent l’estuaire du Saguenay utilisent saisonnièrement les eaux autour de l’île. Des observations depuis le rivage sont possibles depuis le cap est de l’île — apportez des jumelles et de la patience en juillet-août.
L’île ne propose pas ses propres excursions d’observation de baleines ; Tadoussac (80 km à l’est sur la rive nord) est le centre de cette activité.
Hébergement sur l’île
Les options sont délibérément limitées — l’île a résisté au développement qui a changé d’autres parties de Charlevoix.
- Hôtel Cap-aux-Pierres : le plus grand hôtel de l’île, avec 95 chambres et piscine, à partir de 150 CAD. Manque de caractère des petites options mais dispose de plus de services.
- Auberge La Muse : 8 chambres dans une maison patrimoniale, à partir de 110 CAD.
- Camping Le Repos : le principal terrain de camping, près de la rive nord de l’île, réservations Sépaq.
Réservez bien à l’avance pour juillet-août et la saison du feuillage (deux premières semaines d’octobre).
Cadrage honnête
L’Île-aux-Coudres est une destination d’une demi-journée à une journée complète, pas un séjour de plusieurs nuits pour la plupart des visiteurs. Les options d’hébergement sont limitées (quelques gîtes et une petite auberge) et la scène de restauration est modeste. Ce qu’elle offre — un véritable paysage agricole, un cyclisme plat, des moulins en fonctionnement, du bon cidre et le plaisir spécifique d’une traversée fluviale — est réel et mieux apprécié par les visiteurs qui ne sont pas pressés. Elle se combine naturellement avec une base à Baie-Saint-Paul ou à La Malbaie.
Logistique du traversier : les traversiers partent de Saint-Joseph-de-la-Rive (20 km à l’est de Baie-Saint-Paul sur la route 362) environ toutes les 30 à 45 minutes en été. Le ministère des Transports assure le service ; il est gratuit dans les deux sens. Pas de réservations ; les véhicules font la queue pour les places disponibles. Vérifiez l’horaire sur transportquebec.gouv.qc.ca avant d’arriver.
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